Bonjour,

La branche rennaise d'ACRIMED vous propose d'assister à la troisième édition de sa Journée de Critique des Médias le 20 mai 2017, de 13h30 à 20h. Cette journée se déroulera à Carrefour 18, 7 rue d'Espagne à Rennes.
Depuis maintenant 4 ans, tout les rennais lisent et apprécient Ouest-France. Tous ? Non, un petit groupe d'irréductibles s'y refusent et ne laisse rien passer au journal de Louis Echelard (ayant remplacé depuis peu François Régis Hutin). 4 ans ça se fête, et c'est pour quoi on vous convient à notre Journée de Critique des Médias le 20 mai 2017 à Rennes, en partenariat avec le centre social Carrefour 18. Il y sera l'occasion de discuter médiatisations des mouvements sociaux, sexisme médiatique, fake news mais surtout, actualité oblige, de la présidentielle et des dérives qu'elle engendre.
Si cela vous intéresse, voici le programme détaillé de l'après-midi :
  • 13h30 à 15 h: Accueil, présentation de l'association.
Intervention de Denis Souchon, «  De la réformes des régimes sociaux (1995) au mouvement contre la Loi Travail (2016), retour sur vingt ans de médiatisation des mouvements sociaux »
  • 15h30 à 16h: Choix parmi plusieurs ateliers sur : les sondages, le traitement des « petits » candidats contre les « gros », le traitement des candidats et de leur programme.
  • 16h45-17h45: Nouveau choix d'ateliers : les médias Africains, le sexisme médiatique, qui nous sauvera des Fake News ?
  • 18h : Table ronde avec des médias locaux

Le tout sera agrémentés d'expositions, l'une étant celle du caricaturiste rennais Pierre Ramine et l'autre prenant la forme d'un « éditocratoquizz ». Et pour tenir toute l'après-midi, serons disponible des cakes sucrés/salés/vegan ainsi que de quoi boire.
Pour toute info complémentaire, n'hésitez pas à nous contacter : acrimedrennes@gozmail.bzh
L'équipe d'ACRIMED Rennes

Le traitement de l'information sur l'Afrique


Demain samedi 26 novembre aura lieu notre conférence-débat avec Théophile Kouamouo sur le traitement de l'information sur l'Afrique. C'est à l'Ecole Kennedy à 14h, venez nombreux !




Conférence-débat avec Pierre Rimbert

Le mardi 8 novembre nous vous invitons à assister à la conférence-débat avec Pierre Rimbert du Monde Diplomatique. Rendez-vous à 18h30 à l'amphi B5 à la faculté Rennes 2.


Soirée-débat ce soir !

Ce soir a lieu notre dernière réunion publique avant de vous retrouver en septembre !
Nous vous donnons rendez-vous à 19h30 au Cridev (41 av. Janvier), le thème sera "Les petits candidats et les minorités sont-ils trop visibles ?"
 Ouvert à toutes et à tous, à ce soir !

 https://www.facebook.com/events/292013204473631/

Les médias alternatifs ?

Pour parler des médias alternatifs, l'émission Radio Active a invité Acrimed 35. Vous pouvez la réécouter en cliquant ici. C'était le 17 mai dernier sur Radio Campus Rennes.

Manifestations : quelle couverture médiatique ?

Notre deuxième chronique pour l'émission Le Plan B a été diffusée le 26 avril dernier sur Canal B. Vous pouvez la réécouter en cliquant ici.

2ème journée de critique des médias rennaise !

Samedi 14 mai 2016, à partir de 14h, à Rennes (Carrefour 18)

Vous en avez marre des médias confisqués par les principaux milliardaires du pays, marre des appels incessants à abaisser nos droits sociaux, marre des discours de choc des civilisations ou sexistes,

Vous pensez qu'on n'est pas condamnés à ça, qu'on peut faire de l'information autrement,

Vous voulez boire des coups, écouter de la musique entouré(e)s de gens cool,

Alors cette cette journée est faite pour vous!!

Et si en plus vous repartez en ayant encore plus l'envie de lutter alors ce sera tout réussi.
Faites bien tourner l'info autour de vous! 

Au programme:
- 14h: accueil et présentation
- 14h30: intervention-débat sur le sexisme médiatique
- 16h: table ronde sur des nouveaux médias alternatifs avec Judith Bernard (Hors-Série), Vincent Bernardet (Fakir) et Ludovic Torbey (Osons Causer)
- 17h45: projection de "Cas d'école" de Gilles Balbastre et courtes vidéos de critique des médias
- 20h: décryptage collectif de JT
- 21h30: concert de RodaViva
- minuit: on rend la salle rangée

En parallèle tables de presse alternatives, exposition sur les patrons de presse. Buvette et restauration d'Acrimed 35. Tout coup de main sera le bienvenu! 

RDV mercredi 06/04/2016

Rendez-vous ce soir à 19h30 au CRIDEV pour notre réunion mensuelle. Nous traiterons de la médiatisation de la loi travail et des manifestations qui ont eu lieu.
Ouvert à toutes et tous.
A ce soir !

RDV lundi 07/03/2016

Lundi 7 mars à 19h30, rendez-vous au CRIDEV (41, avenue Janvier à Rennes) pour notre réunion publique mensuelle. Au programme : nous nous plongerons dans l'émission d'Arrêt sur Images "Youtubeurs contre la loi travail". Ce sera l'occasion de revenir sur l'histoire d'Arrêt sur Images.
Ouvert à toutes et tous.
A lundi !

Babacar, un simple fait divers ?

La première chronique d'Acrimed35 pour Canal B a été diffusée hier dans l'émission Le Plan B. Vous pouvez la réécouter en cliquant ici (à partir de 10:20).
Vous pouvez réécouter le reportage consacré à notre soirée décryptage des journaux télévisés du 15 février dernier, et diffusé dans l'émission Le Plan B du 22 février.
Cliquez ici pour accéder au podcast (reportage à partir de 12:40)

RDV lundi 15/02/15

Demain 19h30 au Cridev (41 av. Janvier, Rennes) nous nous exerçons au décryptage de journaux télévisés. Nous imaginons que ça peut être un exercice formateur que nous pourrions réutiliser plus largement. A voir ce que ça donne !
Ouvert à toutes et tous

Rennes : Ville de tous les dangers... Enfin, selon Ouest-France.

Le mercredi 15 octobre 2014, j’étais à la recherche d’une information locale. En effet, une manifestation devait avoir lieu le lendemain, visant à défendre la sécurité sociale. Je voulais donc avoir de plus amples renseignements, savoir d’où partait ce mouvement et quelles informations étaient données dessus et comment cette information était traitée par Ouest-France.  J’ai pensé avoir plus de chances de tomber sur un article traitant du mouvement dans la section « Rennes ». En première page, surprise, il n’en était pas question...Ce mouvement était pourtant relayé par d’autres médias. Ils n’en traitaient même pas dans les pages
nationales. Surprise également car c’est un sujet universel. Non en première page de cette
section, il y avait 5 titres faisant l’actualité :

1.
L’article prenant la plus grande partie de la page nous parle d’une électrode révolutionnaire testée à la clinique de la sagesse et qui fait disparaitre la douleur. Aucune information sur le prix et témoignage seulement de deux personnes

2.
« Bruyants et violents, ils frappent un voisin » : trois hommes alcoolisés ayant tabassés un autre et lui ayant jeté sa télé par la fenêtre. Une faute d’orthographe notable dans cet article : « on ne S’SEST pas ce qui s’est passé »

3.
« 4 ans ferme pour 25 kilos de cannabis » : un dealer  cocaïne s’étant fait arrêté avec 25 kilos de cannabis et conduisant sans permis. L’auteur de l’article n’oublie pas, bien entendu, de nous préciser que le dealer est d’origine Ivoirienne et quand il témoigne, il écrit que celui-ci « prétend »  non « affirme ».

4.
« Vitesse : la police renforce les contrôles » : face à la recrudescence des accidents, la police va augmenter et renforcer les contrôles dans les zones à risque. Heureusement qu’ils sont là !! Imaginez-vous, vous êtes un nouveau Rennais et vous voulez savoir où sortir, les actualités,
les loisirs. Vous ouvrez donc ce journal à cette page et vous tombez sur ces quatre articles... Avez-vous encore envie de sortir ? Vous croyiez tomber sur une ville chouette, pleine de vie et de jeunesse et d’un seul coup, vous découvrez une ville de malfaiteurs, dealers, agresseurs mais rassurez-vous, la police est là !

Bon, mais je cherche toujours les renseignements sur cette manifestation de défense de la
sécurité sociale. 2eme page : rien dans les gros titres. Je regarde la rubrique « Rennes en bref » et là, un tout petit article en parle disant que les services de restauration, d’accueil périscolaire ainsi que les lignes de bus seront perturbés par cette grève.  Heureusement, les citoyens rennais pourront se tenir informés de l’évolution de ces différentes perturbations grâce à des affichages scolaires et aux sites Internet des différentes structures. Pour résumer l’article, ces méchants grévistes n’apportent que des ennuis mais heureusement, tout est fait pour que les gentils rennais puissent anticiper ! Et pas un mot sur l’objet de la grève !  Pourtant, il y a des articles intéressants ou de l’information est traitée dans cette section : L’interview d’une secrétaire d’Etat sur l’égalité homme-femme au travail, des habitants au Blosne qui décorent leur immeuble grâce à des ateliers artistiques proposés aux enfants pendant l’été, une exposition aux « Champs Libres » mélangeant son et espace-temps. Malheureusement, ces articles, qui valent la peine d’être lus et qui sont construits de belle manière, sont relégués à des pages trop lointaines et mériteraient un meilleur traitement histoire de faire apparaître notre ville sous son meilleur angle. Mais l’insécurité, la délinquance routière et le harcèlement sont des sujets plus en vogue et les gens en sont friands. Je n’ai rien contre le fait que des faits divers soient traités mais relégués à des pages plus lointaines. Là on ne voit qu’un aspect dangereux de la ville qui tend vers le mensonger car ce sont des sujets isolés. Bref : «  Ayez peur, restez chez vous » et « Face à la grève, nous vous facilitons la vie ! »

Bienvenue chez Ouest-France !

Une information municipale

Le magazine de l'information municipale “Les Rennais” dans sa 19 eme édition de septembre-octobre 2014 nous présente les personnes qui touchent le RSA en utilisant des termes comme "processus de désinsertion", "coups de blues ”, "mort sociale", sous un angle en somme très triste, misérabiliste. Surtout il nous les présente comme ayant avant tout l'envie de trouver du travail. Le modèle du travail salarié est t-il donc le seul bénéfique pour tous et toutes ? A voir les publicités qui jalonnent les colonnes de “Les Rennais” - pour des agences immobilières, des forfaits Internet, un centre commercial - on peut penser que ce sont surtout leurs annonceurs qui ont intérêts à faire croire à cette idée. Comment les marchands arriveraient- t- ils à vendre leurs maisons, leurs Iphone, leurs clubs de vacances, s'ils ne faisaient pas entendre l'idée que le bonheur réside dans la consommation ? Comment arriveraient- t -ils à construire leurs maisons, leurs Iphones s'ils ne faisaient pas entendre la seule idée que la normalité c'est de travailler pour eux ?

Je descend les escaliers vers le métro et tombe sur le journal «   Les Rennais   » posé sur deux piles de 20 ou 30 exemplaires sur un présentoir en fer. «   Les Rennais   », "journal de l'information municipale" présente une sélection des projets culturels de la mairie et de ses habitants, des associations, de différentes structures et entreprises rennaises. Il assure la communication de la mairie de Rennes. Je lis en couverture : «    Invitation à «   Je touche le RSA   »    Ils témoignent pour tordre le coup au cliché   ». J'ouvre ensuite le journal pour lire les gros titres, les témoignages : «   Francette: d’Intérim en CDD   », «   Alain: ne pas se laisser anéantir   » (p.15), «   Pascale et Jack: Tout à reconstruire   » (p.16). Voilà déjà que par un retournement surprenant une multitude d'idées reçues m'éclate à la figure. Ces idées reçus, ces clichés, c'est que le chômeur est triste d'être au chômage, il est malheureux, il se sent exclu. Une lecture plus approfondit m'apprend que les témoignages sont ceux de membres du «   Comité de suivi RSA   », je lis que ce comité "a été mis en place par la direction Insertion et aides à la population (DIAP) et le centre communal d'action sociale (CCAS).” L'équipe du comité “est composée de professionnels et d'allocataires du RSA volontaires et tirés au sort." Je lis encore, avant les témoignages, un résumé : «   une chose est claire pour tout le monde, quelques soit les situations diverses, on ne vit pas avec le RSA, on survit. Ce n'est qu'un tremplin pour «   s'en sortir   ». Pour «   vivre comme tout le monde, normalement   »   » (p.14). Mais que signifie vivre «   normalement   » ? Est ce nécessairement de trouver un travail salarié ?   

Pour évoquer la situation de chômage on parle ici de «   processus de désinsertion   », de «   coups de blues   » (p.15), de «   mort sociale   »(p.16).

La situation du chômeur peu indemnisé ou du «   Rsaste   » n'est, c'est vrai, pas enviable. Il est clair que vivre avec 400 euros ou 700 euros     par mois peut être difficile. C'est facile de s'en rendre compte. C'est vrai aussi qu'il existe un triste discours franchement opposé aux bénéficiaires du RSA ou aux chômeurs. On a pu ainsi lire à la Une du Figaro Magazine le 4 juin 2011, «   La France des assistés , Ces «   allocs   » qui découragent le travail , Le RSA sur la sellette   »; A la une du Point le 31 mai 2012 «   La France des tire-au-flanc , Les rois de l'absentéisme, Le piège des 35h   »; A la Une de Valeurs Actuelles au 1er mai 2014, «   Ces assistés qui ruinent la France, Profiteurs du système : Les vérités interdites, La pompe aspirante de l'immigration, La gauche complice   », etc. Un rapport du ministère de la Culture et de la Communication publié en janvier 2014 révélait que ces trois journaux avaient touché en 2012 au titre d'aides de l’État à la presse respectivement 18,2 millions d'euros, 4,8 millions d'euros et 950000 euros. C'est à ces journaux au fond que le terme d'assistés    va tout a fait bien.

S'il faut reconnaître que «   Les Rennais   » et les personnes qui témoignent se situent dans cette dialectique sur la rive opposée aux Unes que je viens de citer, en disant notamment que le RSA est un droit et non pas un privilège, ce qui est dommageable en revanche c'est que le magazine, par l'intermédiaire des «   témoignages   », de la façon dont il les a recueillit, ne donne pas d'autres solutions pour résoudre les problèmes des Rsastes que de trouver du travail salarié.
Le «   témoignage   » – «   portrait   », qui me semble le plus exemplaire est celui d'une prénommée   Francette qui explique être passé du travail social, dans les structures fréquentées par les Rsastes comme le CCAS ou la CAF (Caisse d'Allocations Familiales) à la situation de chômeur, d'allocataire du RSA.
Je lis     : «     En septembre 2012, ultra-motivée, elle intègre une préparation pour être assistante de service social     ; 6 mois «     très enrichissant qui m'ont reboostée     ». En parallèle, elle découvre le bénévolat au Secours Populaire. «     Cela fait du bien de donner de son temps, de se sentir utile.     » Elle intègre (...) le comité de suivi RSA et le groupe de solidarité emploi, «    intéressant pour agir et savoir ce qui se passe sur le terrain en matière d'insertion socioprofessionnelle.    » Aujourd'hui, Francette a 32 ans et travaille de nouveau à Pole emploi. «     A force d'être toujours dans les parages, disponible et motivée, ils ne m'ont pas oubliée     ! Aider, conseiller, dans le domaine de l'insertion professionnelle     : Je sais désormais ce que je veux faire. Aujourd'hui je vis au lieu de survivre et j'ai réintégré un rythme social normal.     »    » (p.15)

Tiré du vocabulaire du sport et de la médecine, ce témoignage donne finalement le sentiment d'une société obsédée par la consommation, par le travail, la rentabilité, où celui qui ne participe pas à ce mouvement là est nécessairement une personne qu'il faut «   inclure   ». Les travailleurs du CCAS ou de la CAF font ici figure de coach ou de médecins pour permettre aux «   exclus   » de s'inscrire dans le mouvement.
Regardant un peu moins le problème du côté des «   malades   » et des médecins salariés, un peu plus du côté de ceux qui ont le pouvoir, on pourrait se demander si une politique qui se donnerait les moyens d'être de gauche n'augmenterait pas le RSA, pour ne pas laisser des personnes «   survivre   », pour leur permettre de vivre «   normalement   ». Permettre une amélioration du niveau de vie des plus précaires,  c’était dans les déclarations – dîtes avec quel cynisme   !- une priorité du candidat François Hollande en 2012 quand il proclamait «   Mon ennemi c'est la finance   ». C'est maintenant de l'autre côté, du côté des plus précaires, que son ministre du Travail François Rebsamen trouve ses ennemis quand il déclare : «   C'est négatif pour ceux qui recherchent des emplois d'être à côté de personnes qui ne cherchent pas d'emplois, donc je demande à Pôle emploi de renforcer les contrôles. (...) Il n'est pas possible, dans un pays qui est en difficulté, qui veut se redresser, qui porte le travail, d'avoir des gens qui ne cherchent pas d'emploi.   » ( «   Le Monde   » du 2 septembre 2014.)

C'est quoi alors, vivre «   normalement   » pour «   Les Rennais   » ? Je trouverai une réponse à ces questions au regard des multiples publicités qui jalonnent le journal.

Je lis toujours : "Rennes Central Square : Habiter Rennes Centre. Appartements et maisons-appartements" (P.2), "Les résidences services séniors pour vivre et investir en toute sérénité", "Esprit Maison - Esprit Jardin - Le salon fête ses dix ans" (P.4), “Coop Habitat Bretagne -Bien vivre, Bien investir”, “Domaine des Ormes, La nature vous y invite, Vacances et we, Hébergements insolites, piscine, centre équestre, golf”, 'investir dans un logement neuf, le plus beau choix de votre vie...ou presque!” (p.9), “Bureau de change, Pour tout vos voyages, nous avons à disponibilité immédiate: Dollar Américain, Canadien, Australien, Livre Anglaise, Franc Suisse, Yen Japonais... Ventes et achat Or et pièces cotées. Succession, Héritage”, “Les maisons de la Pilate, 7 maisons contemporaines à partir de 276 000 euros” (p.11), etc.

De nombreuses personnes qui ont fait ou qui font l’expérience du travail salarié contrediraient l'idée qu'il est gage de bonheur. De nombreuses personnes qui ont fait ou font l’expérience de la vie avec pour seul source de revenu un RSA contrediraient également l'idée qu'il est gage de bonheur. Mais en n'évoquant pas d'autres possibilités pour les uns et les autres que celles d'acheter, d'investir, de gagner des sous, de compter les sous, de vérifier si le voisin est bien lui aussi dans cette démarche positive d'    «    intégration    », d'acheter toujours, d'investir, «    Les Rennais    » font avant tout un travail idéologique à la faveur des marchands. Qu'on le nomme triste et misérable ou assisté et feignant, l'important est que le Rsaste, comme le travailleur salarié, satisfasse, pour finir, les marchands. C'est le discours sous-jacent que nous donne à lire “Les Rennais”.